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Échec des négociations salariales dans la transformation laitière (CCN 112 et 7004), une proposition patronale largement insuffisante !

Lors de la réunion de la CPPNI du 3 juillet 2026, consacrée aux salaires dans la transformation laitière, les organisations syndicales ont rapidement constaté que les représentants des employeurs disposaient d’un mandat tout à fait insuffisant au regard des enjeux et de la situation actuelle.

Les employeurs ont proposé les mesures suivantes :

  • Un salaire de 1 868 € pour le niveau 1, échelon 1
  • Des écarts limités à 2 € entre les échelons jusqu’au niveau 3, échelon 2
  • Le maintien des valeurs de la grille du 1er janvier 2026 à partir du niveau 3, échelon 3
  • Une augmentation forfaitaire de 100 € par niveau pour les rémunérations annuelles minimales (RAM).

Cette proposition est inacceptable. Elle entraîne un important tassement des premiers niveaux de la grille, remet en cause les équilibres construits au fil des années et ne répond en rien aux attentes légitimes des salariés.

La FGTA-FO a rappelé que cette approche dévalorise les qualifications, réduit les écarts hiérarchiques et affaiblit la reconnaissance des compétences et des responsabilités.

À l’issue de la réunion, aucune organisation syndicale n’a accepté de signer la proposition patronale. Le procès-verbal de la CCPNI acte donc officiellement un P.V de désaccord.

En l’absence d’accord, les grilles salariales du 22 janvier 2026 demeurent applicables et le SMIC continue de s’imposer comme minimum légal pour les niveaux concernés.

Les employeurs devront mesurer les conséquences de leur position sur l’attractivité de la branche, alors même qu’ils soulignent régulièrement les difficultés de recrutement. Notre grille salariale perd aujourd’hui toute cohérence avec l’application du SMIC sur les premiers niveaux, sans revalorisation des niveaux supérieurs, accentue le tassement des classifications et vide progressivement la grille de son sens.

Cette dynamique conduit à une véritable smicardisation” des premiers niveaux de classification !

Dans ces conditions, il est évident que la prochaine négociation salariale, prévue en janvier, s’annonce dans un climat particulièrement tendu.