Hier, une délégation de la FGTA-FO a participé à la Journée de l’industrie organisée au siège de la Confédération FO. À cette occasion, la fédération a rappelé que la défense de l’industrie ne peut se concevoir sans prendre pleinement en compte les salariés de l’agroalimentaire, qui représentent 20% des emplois dans l’industrie dans plus de 60 000 entreprises.
Lors d’une table ronde réunissant Laurent Rescanières, secrétaire général de la FGTA-FO, Thomas Grjebine, du Haut-Commissariat au Plan, Isabelle Barthès, secrétaire générale adjointe d’IndustriALL, et Benjamin Castel, directeur général adjoint du groupe Bigard, les échanges ont porté sur la souveraineté industrielle et alimentaire, l’emploi et les conditions de travail.
Nous revendiquons une politique industrielle cohérente et une attention particulière portée aux salariés. Alors que 74 000 recrutements sont prévus dans l’industrie agroalimentaire en 2026, dont 50 % jugés difficiles, l’attractivité des métiers ne peut se limiter aux seules questions de recrutement. Elle suppose des salaires à la hauteur des compétences, de meilleures conditions de travail et des perspectives professionnelles durables pour fidéliser les salariés.
La concurrence internationale a également été au cœur des discussions. L’exemple de la filière du cognac, exposée aux droits de douane et confrontée à des risques pour l’emploi, a illustré l’importance de la cohésion entre les acteurs de la filière, les organisations syndicales et les pouvoirs publics.
La FGTA-FO entend participer à l’anticipation des évolutions économiques et industrielles, en portant les revendications des salariés et en négociant en amont pour peser sur les choix de demain.
La journée s’est conclue par un entretien entre Sébastien Martin, ministre chargé de l’Industrie, et Frédéric Souillot, secrétaire général de Force Ouvrière. Si plusieurs points de convergence ont émergé, la FGTA-FO partage la nécessité de traduire les échanges en actes et de mettre en œuvre des mesures ambitieuses en faveur de la réindustrialisation.
Pour la fédération, la politique industrielle doit intégrer pleinement les enjeux sociaux : partage de la richesse, qualité de l’emploi, conditions de travail et anticipation des transformations économiques.




