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Augmentation des salaires : un premier pas, encore loin du compte dans la branche des travaux agricoles et forestiers

Un nouvel avenant à la convention collective nationale des entreprises de travaux agricoles, forestiers et ruraux (ETARF) a été signé. Si la FGTA-FO a apposé sa signature sur ce texte prévoyant une hausse de 1,23 %, l’organisation syndicale souligne que le compte n’y est pas encore face à l’inflation et à la pénibilité des métiers.
Un accord de transition dans un contexte économique tendu

Le secteur des entreprises de travaux agricoles, forestiers et ruraux traverse une période charnière. Entre les mutations technologiques et les pressions économiques, les salariés de la branche attendent une reconnaissance concrète de leur engagement. C’est dans ce cadre qu’un avenant à la convention collective a été ratifié par les partenaires sociaux.

Cet accord prévoit une augmentation lissée des salaires de 1,23 %. Pour la FGTA-FO, cette signature n’est pas un blanc-seing accordé aux employeurs, mais une décision stratégique. Dans un rapport de force souvent complexe au sein de cette branche, obtenir une revalorisation immédiate, même modeste, est un impératif pour protéger le pouvoir d’achat des travailleurs.

Pourquoi la FGTA-FO a-t-elle signé cet avenant ?

La question de la responsabilité syndicale est au cœur de cet arbitrage. Signer un texte qui ne donne pas entière satisfaction est un exercice difficile, mais nécessaire pour ne pas laisser les salariés sans aucune revalorisation pendant plusieurs mois.

  • L’urgence du pouvoir d’achat : Avec une inflation qui pèse lourdement sur les budgets des ménages, chaque point de pourcentage gagné compte.
  • Sécuriser l’existant : Refuser de signer aurait pu bloquer les négociations et repousser toute augmentation à une date indéterminée.
  • Maintenir le dialogue : Cette signature permet de maintenir les discussions avec sur les organisations patronales pour les échéances à venir.

Toutefois, la FGTA-FO est claire : ce résultat reste limité. L’augmentation de 1,23 % ne couvre pas l’intégralité de la hausse du coût de la vie et ne reflète pas encore la juste valeur des efforts fournis sur le terrain.

Pénibilité et attractivité : les oubliés de la négociation

Les métiers de la branche ETARF (Entreprises de Travaux Agricoles et Ruraux) sont marqués par une forte pénibilité. Qu’il s’agisse de la conduite d’engins sophistiqués, des travaux forestiers en conditions difficiles ou de l’entretien des espaces ruraux, les contraintes physiques et les horaires souvent décalés sont la norme.

La reconnaissance des qualifications

Le secteur peine à recruter. Pour attirer de nouveaux talents et fidéliser les salariés expérimentés, une simple revalorisation linéaire de 1,23 % ne suffit pas. Il est urgent que la grille des salaires reflète réellement :

  1. Le niveau de compétence technique requis pour l’utilisation des nouveaux outils.
  2. L’ancienneté et l’expertise, qui garantissent la qualité des chantiers.
  3. Les risques professionnels liés à l’environnement de travail.
Les engagements de la branche pour les mois à venir

Le texte signé ne marque pas la fin du processus, mais plutôt le début d’une nouvelle phase. Dans cet avenant, les employeurs ont pris un engagement formel : rouvrir les discussions et retravailler en profondeur la structure de la grille des salaires dans les mois qui viennent.

Pour la FGTA-FO, cet engagement doit impérativement se traduire par des actes concrets. Il ne s’agira plus de simples ajustements à la marge pour suivre le SMIC, mais d’une véritable refonte visant à valoriser les carrières. Nous revendiquons des paliers de progression plus nets et une meilleure prise en compte des spécificités de chaque métier (agricole, forestier, rural).

Une vigilance syndicale accrue

La suite du calendrier social sera déterminante. La FGTA-FO restera extrêmement vigilante sur deux points précis :

  • L’application immédiate de l’avenant : Tous les salariés de la branche doivent bénéficier de cette hausse de 1,23 % sans délai.
  • Le calendrier des négociations futures : Nous ne permettrons pas que les discussions sur la grille salariale soient repoussées aux calendes grecques.

Rien n’est réglé définitivement. La frustration des salariés est réelle et légitime. La FGTA-FO continuera de porter leur voix avec force lors des prochaines rencontres paritaires. L’objectif est clair : obtenir des revalorisations qui tiennent compte de la réalité du terrain et qui offrent enfin une perspective de rémunération digne aux travailleurs des territoires.

En résumé

L’avenant signé est un “premier pas” nécessaire pour éviter une année blanche, mais le combat pour une rémunération à la hauteur de la pénibilité et des compétences continue. La FGTA-FO appelle les salariés à rester mobilisés pour peser sur les futures négociations.

Lire l’avenant en cliquant ici.