La proposition de loi visant à élargir le travail du 1er mai à certains secteurs sera soumise au vote de l’Assemblée nationale le 22 janvier. Cette remise en cause concerne directement plusieurs secteurs relevant de la FGTA-FO, notamment les métiers de bouche, les fleuristes ainsi que la coiffure et l’esthétique.
La FGTA-FO s’est déjà mobilisée au Sénat contre ce texte et réaffirme aujourd’hui avec force son opposition.
Ce projet constitue une brèche dangereuse : chaque fois qu’un principe est fragilisé, les dérogations finissent par s’étendre progressivement à toutes et tous. L’instauration d’une telle liste ouvre ainsi la voie à une remise en cause généralisée du 1er mai.
L’argument du « volontariat », brandi pour rassurer, ne tient pas. Le lien de subordination inhérent au contrat de travail empêche toute liberté réelle de choix, particulièrement dans les très petites entreprises.
Au-delà de l’enjeu social, le 1er mai est aussi une journée de commémoration des luttes pour les droits des travailleurs et travailleuses. S’attaquer à ce jour, c’est s’attaquer à un droit collectif conquis de haute lutte.
La FGTA-FO soutient l’appel de l’intersyndicale et demande solennellement aux député·es de voter contre cette proposition de loi.
Le 1er mai appartient aux salarié·es. Il doit rester un jour férié, chômé et rémunéré.

