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Formation à Lyon pour les équipes Carrefour de la région

Deux jours de formation à Lyon ont permis aux représentants du personnel des Hyper Carrefour de la région de se poser une question simple, avant leurs élections : comment faire passer plus de salariés du statut de simple électeur à celui d’adhérent ?

Un syndicat pèse d’abord par les voix qu’il obtient aux élections : au-delà de 10 % des suffrages exprimés au premier tour des titulaires du CSE, il devient représentatif dans l’entreprise, peut désigner un délégué syndical et signer des accords. C’est l’audience électorale qui ouvre ces droits.

Mais l’audience ne fait pas tout. Les adhérents apportent trois choses qu’aucun vote ne remplace :

  • De la légitimité : un élu soutenu par des collègues engagés parle avec plus de poids face à la direction.
  • Des relais : dans un hypermarché, un adhérent par rayon ou par équipe, c’est l’information qui circule dans les deux sens.
  • De l’indépendance : les cotisations financent l’action syndicale, et 66 % d’entre elles sont déductibles de l’impôt sur le revenu sous forme de crédit d’impôt.

À l’issue de ces deux journées, un constat s’impose : la syndicalisation n’est pas un objectif de campagne, mais une manière d’exercer son mandat. Chaque visite, chaque réclamation traitée, chaque nouvel arrivant accueilli est une occasion de montrer à quoi sert un syndicat.

Les élections approchent, et elles seront une étape importante. Mais le véritable résultat se mesurera dans les mois qui suivent, au nombre de salariés qui auront choisi de passer du bulletin de vote à l’adhésion.