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McDonald’s France : une casse sociale de grande ampleur

Pour une énième fois, des restaurants intégrés (détenus à 100% par McDonald’s France via la filiale PARIS SUD) Victor Hugo, Passy et Austerlitz passent en franchise. D’autres suivront.

Derrière cette stratégie présentée comme une évolution du modèle économique, une conséquence sociale majeure : la remise en cause progressive des acquis obtenus par les salariés au fil des années et la recherche obsessionnelle de la rentabilité par le biais des redevances.

McDonald’s vient d’annoncer un plan massif de 8 milliards d’euro de soutien à ces franchisés mais le sort des salariés est toujours le même : bas salaires, précarité, temps partiel imposé, harcèlement et démolition des avantages sociaux. 

Lorsqu’un restaurant intégré passe sous franchise, ce n’est pas uniquement un changement de gestion, c’est aussi un changement d’employeur, de périmètre social et de cadre de représentation.

Et à chaque transfert, le risque est de voir disparaître progressivement les garanties collectives et les avancées sociales qui ont été conquises par les salariés et leurs représentants. Nous refusons qu’ils soient progressivement remis en cause au fil des cessations de restaurants. Les salariés travaillent dans la même enseigne mais avec des différences de traitement selon les restaurants.

La multiplication des sociétés franchisées entraîne une fragmentation du réseau et affaibli la force collective des salariés. La disparition ou l’affaiblissement des Représentants de Proximité (RP) constitue un recul majeur qui éloigne encore davantage les salariés de leurs représentants.

Nous ne voulons pas d’un McDonald’s à deux vitesses !

Les droits sociaux, les garanties collectives, les dispositifs négociés, les conditions de travail et les moyens accordés à la représentation du personnel ne sont pas des détails, les remettre en cause revêt une violence inouïe contre les salariés.

La FGTA-FO demande des négociations tripartites avant chaque cession de restaurant.  Elle revendique une clause sociale qui fixe un socle minimum en faveur de tous les salariés de McDonald’s France afin d’éviter le nivellement par le bas et limiter le dumping social.  

Elle s’impliquera en toutes circonstances dans toutes les démarches de demandes de nos équipes de création des UES (unité économique et sociale) qui rassemble plusieurs établissements appartenant au même franchisé.