La santé des femmes au travail reste encore largement sous‑estimée, alors même qu’elle influence concrètement les conditions d’exercice, les parcours professionnels et le maintien en emploi.
Pour objectiver ces réalités, les pôles professionnels d’AG2R LA MONDIALE ont mené une enquête nationale auprès de près de 8 000 femmes, principalement salariées des secteurs de l’alimentaire, de l’ESS et de la coiffure.
Des spécificités féminines qui impactent directement le travail
Les résultats montrent que certaines réalités de santé, encore peu intégrées dans les organisations, ont des effets très concrets sur le travail :
- 83 % des femmes déclarent être gênées par leurs règles au travail.
- 70 % estiment que leurs douleurs sont liées à leur activité professionnelle.
- 1 femme sur 2 indique que la périménopause ou la ménopause influence son travail (fatigue, concentration, organisation).
Ces chiffres rappellent que les spécificités féminines ne relèvent pas de situations marginales, mais concernent une majorité de salariées à différents moments de leur vie professionnelle.
Des situations marquées par des effets combinés et durables
L’enquête met en évidence une accumulation de facteurs qui fragilisent la santé et les parcours :
- 59 % des femmes établissent un lien entre leur santé mentale et leur activité professionnelle.
- Parmi les femmes souffrant de douleurs chroniques, 43 % présentent également des symptômes dépressifs.
- 19 % rencontrent des difficultés à concilier rendez‑vous médicaux et horaires de travail.
Ces situations s’inscrivent dans la durée et combinent contraintes professionnelles, fatigue, douleurs et charge mentale, avec des conséquences directes sur la capacité à se maintenir en emploi.
Employeurs et managers : un rôle déterminant
Les chiffres montrent l’importance du cadre organisationnel et managérial :
- 22 % seulement des femmes se sentent à l’aise pour parler de sujets de santé féminine au travail.
- Moins d’1 femme sur 4 estime que son entreprise s’adapte aux problèmes de santé spécifiques aux femmes.
- 1 femme sur 3 a déjà partagé avec son employeur les raisons d’un changement professionnel lié à son état de santé.
L’étude souligne ainsi que le dialogue, la reconnaissance des situations et l’adaptation des organisations constituent des leviers majeurs de prévention et de maintien en emploi.
✅ Le saviez‑vous ?
Malgré les spécificités liées à leur santé, les femmes expriment une volonté claire : continuer à travailler. Les femmes ne demandent pas de réduire leur activité, mais des ajustements simples, un dialogue ouvert et une meilleure prise en compte de leurs besoins pour préserver leur santé tout en restant en emploi.
L’accompagnement des pôles professionnels d’AG2R LA MONDIALE
Pour répondre aux enseignements de l’enquête, les pôles professionnels d’AG2R LA MONDIALE déploient un accompagnement structuré autour de trois axes complémentaires :
- Prévenir les risques de santé chez les femmes de 40 à 55 ans, en agissant notamment sur les enjeux de prévention cardio‑métabolique et de périménopause.
- Outiller les encadrantes et encadrants, afin de leur permettre de mieux comprendre les situations vécues et d’adapter l’organisation du travail au plus près des équipes.
- Informer, évaluer et soutenir les utilisatrices confrontées à des situations de violences sexistes et sexuelles, dans une logique de prévention et d’accompagnement.
Cet accompagnement vise à aider les branches professionnelles à intégrer durablement la santé des femmes dans leurs démarches de prévention et de qualité de vie au travail.
👉 En savoir plus sur les chiffres et les enseignements de l’enquête et les solutions proposées Comprendre et agir pour la santé des femmes au travail – AG2R LA MONDIALE

