La FGTA-FO condamne fermement la situation survenue ce matin à l’Assemblée nationale lors des débats sur le projet de loi visant à élargir l’autorisation du travail des salariés le 1er mai.
Alors que ce texte devait faire l’objet d’un débat parlementaire, une motion de rejet a été déposée par le groupe macroniste… contre son propre projet de loi. Cette manœuvre, qui vise à court-circuiter les échanges en séance, constitue un passage en force indigne et renvoie le texte en commission mixte paritaire (CMP).
La commission mixte paritaire, réunissant sept députés et sept sénateurs, devrait se tenir dès la semaine prochaine afin de permettre une application rapide du texte avant le 1er mai. Déjà adopté au Sénat, ce projet risque d’aboutir, au moyen d’une procédure accélérée qui empêche le débat.
Pour la FGTA-FO, il s’agit d’un procédé inacceptable pour faire passer une loi qui s’attaque au 1er mai, un symbole fort des conquêtes sociales. Le 1er mai ne saurait être banalisé. Pour rappel, les entreprises ont d’ores et déjà la possibilité d’ouvrir ce jour-là : il ne s’agit donc en rien d’un enjeu économique, mais bien de préserver le droit des salariés à ne pas travailler lors de cette journée exceptionnelle.
Enfin, l’argument du « volontariat » ne tient pas. Le lien de subordination inhérent au contrat de travail ne permet pas de garantir une liberté de choix réelle, en particulier dans les très petites entreprises où les salariés sont plus exposés aux pressions.
La FGTA-FO appelle solennellement à l’abandon de ce texte et au respect des droits des salariés.

